AMELIORATION DE L APNEE (TEMPS,PROFONDEUR)

 

 

 

AMELIORATION DES APNEES

 

TEMPS ET PROFONDEUR 

 

 

  1. Amélioration matérielle

             - lestage : il faut, pour sa sécurité (une sécurité accrue donne moins d’appréhension

       donc plus de liberté d’esprit → meilleure décontraction) trouver le lestage minimum

       Exemple: pour une mono pièce de 03 mm → 3 kg max

                                                           02 mm → 2 kg max

                                                          01 mm → 1 kg max

      On doit avoir une flottabilité positive entre 5 et 10 mètres suivant le fond.

                                                        fond de 15 m → positif à 5 m

                                                        fond > à 20 m → positif à 10 m 

            - Palmes 

           Elles doivent être longues et plutôt souples, en carbone pour des profondeurs 

           superieurs a 20 m

             - Masque 

      Il doit être de petit volume. Exemple : Samouraï (Sporasub) ou  Lince (Cressi)

 

    2. Améliorations techniques

           2.1 Palmage

                         2.1.1 De façon générale

             Palmage ample, jambes raides (genoux le moins pliés possible)

            Bassin bloqué (ne pas dandinner)

 

                         2.1.2 A la descente

             Le palmage doit être très efficace dans le premier tiers de la descente, plus facile

         sur le reste et arrêté sur les trois à cinq derniers mètres.

 

                         2.1.3 A la montée

             C’est exactement l’inverse ;  très efficace sur le premier tiers, plus facile ensuite

           et si possible arrêté sur les trois à cinq derniers mètres.

 

             2.2 Respiration

                         2.2.1 Préparation

                        Pour la préparation de l’apnée, faire une à deux expirations forcées

         à 100% suivies d’inspirations normales ; puis une respiration un plus rapide mais        

         moins ample.

                 Puis faire redescendre le cœur avec une respiration lente avant de prendre

         son souffle.

                    Il est évident que chaque cas est particulier et que chacun doit trouver par la

        suite son propre rythme.

 

                         2.2.2 Inspiration

                     On doit d’abord gonfler le bas des poumons en ayant l’impression de gonfler

        le ventre (on peut s’entrainer une main sur son ventre pour sentir l’air entré).

        Puis gonfler le haut des poumons.

                   Au fur et à mesure de l’entrainement, cet inspiration qui parait être au début

         en deux temps se fera naturellement en un.

 

     IMPORTANT :

 

              ATTENTION A L’HYPER VENTILATION, C’EST A DIRE LORQUE

      L’ON FAIT DES INSPIRATIONS ET DES EXPIRATIONS FORCEES

      (DE GRANDES AMPLITUDES) QUI SE SUIVENT ; ON A PAR

     CETTE TECHNIQUE UNE FAUSSE IMPRESSION D’AISANCE AU FOND.

      LE CERVEAU ? DOPE PAR UN SURCROIT D’OXYGENE PONCTUEL

      DETECTE TARDIVEMENT LE BESOIN D’AIR. LE PROBLEME

      SURVIENT DONC LORS DE LA REMONTEE QUI ELLE S’EFFECTUE

      TROP TARDIVEMENT ET AMENE  A LA SYNCOPE.

 

                         2.2.3 Petite astuce

             Lors de la remontée, l’air emprisonné dans le masque s’échappe, il est donc possible

        de le récupérer par de petites inspirations nasales tous les 3 à 5 mètres.

 

            Attention, il ne faut pas avoir : le nez bouché, de l’eau dans le masque, et cela peut

     avoir aussi « un effet d’en vouloir plus » (avec l’entrainement, cette sensation cesse

      rapidement).

   

     3. DECONTRACTION

 

      

                                                 3.1  En surface

                                    Il faut essayer d’être le plus à plat  possible  sur l’eau. Les bras balants 

        il faut décontracter ses différents membres un à un (bras, jambes, etc…). Pour cela, 

        on se demande s’ils sont tendus ou non.

            On oublie le reste de son corps et on se concentre sur sa respiration  

 

            3.2 Remontée et descente

                Dès le canard effectué, et aussi juste après le début de la remontée, il faut séparer

   son corps en deux. C'est-à-dire, garder le bassin et les jambes efficaces et relâcher tout le

   haut du corps (cou, bras, thorax).

             Il faut aussi essayer de relâcher l’estomac et le diaphragme contracté par la prise

      d’air.  

 

            3.3 Au fond

                   Dès l’arrêt du palmage, repenser à ses jambes et à son bassin qui auront travaillé

    et seront donc tendus. Ensuite, refaire le tour de son corps (exemple : bras tenant le fusil pour

    les chasseurs..etc...). Lorsque ce tour est complet on peut détailler (exemple : articulation

    du genou, épaule, etc…).

             Pour les plus avancés, qui arrivent facilement à décontracter l’ensemble de leur corps ,

    il ne reste que la solution du « grand bleu » : se fondre dans l’océan et fermer les yeux.

   Beaucoup plus fun que les recommandations ci-dessus, mais avant de se prendre pour Pélizarri

    ou Mayol, TOUS A L’ENTRAINEMENT  

 

                        ERIC   VINCENT   (moniteur ffssm apnee et chasse sous-marine)

 

 

 

 

127 votes. Moyenne 0.35 sur 5.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site